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AFFAIRE PISTORIUS, HISTOIRE D’UNE PHOTO

Pretoria, Afrique du Sud. Mercredi 20 février. Il est à peine 7h35 quand nous pénétrons dans le tribunal. Déjà, l’animation est incroyable à l’extérieur. Des cars régie sont installés sur les trottoirs autour du bâtiment. Des plateaux TV en live quasi 24/24, des centaines de journalistes et les badauds qui regardent tous ces gens s’agiter. Avec Nicolas, le journaliste de l’Équipe, nous sommes arrivés la veille en milieu de journée. Impossible d’assister à l’audience même si nous avons pu pénétrer sans aucune difficulté dans l’enceinte du bâtiment. Aujourd’hui nous avons du montrer notre carte de presse. Nous sonnons au passage du portique, indifférence des agents de sécurité, nous passons aisément la première étape. Arrivés au 1er étage où ont lieu les audiences, les journalistes forment une queue de 15m. Déjà…! Le début de la séance est prévu à 9h00. Caméramans, photographes, rédacteurs, toutes les nationalités sont représentées! Il y a plus de sécurité, de policiers que la veille. On sent une certaine tension devant la salle. Les minutes passent, la queue s’allonge. Nos chances de pénétrer à l’intérieur de cette petite pièce sont faibles. On m’autorise à y faire quelques photos. La pièce est vide. Étrange sensation. Une occasion de repérer les lieux. Voir où est installé Oscar Pistorius, sa famille, le juge. Je constate que c’est inégalement éclairé, à la bougie bien sur! 8h30. Ça devient un peu anarchique dans la file d’attente. Les journalistes affluent et s’incrustent n’importe où. J’adore! On apprend alors qu’il faut un bracelet jaune pour pouvoir assister à la séance. Panique! 20mn plus tard, Nicolas revient avec les 2 fameux sésames. Mais entretemps, la queue a littéralement explosé! C’est devenu une sorte de tas. Des gens écrasés les uns contre les autres. Ça crie, ça pousse, ça transpire… J’aime beaucoup! Pour réussir à rentrer, il va falloir ruser…! À l’abordage par les côtés! 8h55, quelques télés commencent à rentrer dans la salle. Puis certains rédacteurs. Un par un. Presque tranquillement. Un magistrat s’est improvisé chef de presse. Perché sur une table, il tente de faire régner un certain ordre de priorité. C’est bon, Nicolas rentre! C’est au tour des radios. Ne restent à la porte que … les photographes! Et là, c’est juste horrible!. Plusieurs dizaines de personnes compressées, avec le matos, par une bonne chaleur moite… Quelques minutes plus tard, la meute est lâchée! Nous pénétrons dans la salle, pleine à craquer. La famille de Pistorius est installée au premier rang du public. Comme prévu. Stupéfaction…; 3 minutes plus tard, nous sommes gentiment escortés vers la sortie. Mais on n’attend pas Oscar??? Ben non. Là, je commence à bouillir… Personne ne comprend. Aucune explication. 2H00 et quelques discussions plus tard, suite à une pause de séance, nous pouvons retourner dans la salle. Nous ne sommes plus qu’une quinzaine de photographes. Évidemment, pas question de choisir sa place ni même la balance des blancs! Dans un coin, on s’agite autour d’un écran géant sur lequel est projeté un plan de la maison. La famille est là. Puis, très vite, il pénètre à son tour dans la salle. Et là, c’est intense. J’entends à peine les centaines de déclenchements des appareils. Je suis concentrée sur Oscar Pistorius. Entrée parmi les premiers photographes, je suis côté droit du banc. 30s passent. Le juge arrive. Plus le doit de prendre une photo. Mais je suis une des dernières à sortir ;-). Pistorius se met alors à pleurer. Sans vraiment viser, clic-clac. Une petite dernière pour la route!

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